Hello les amis! 😀

Je sais que je me fais rare sur mon petit blog mais il faut avouer que j’essaye de jongler entre ma vie personnelle, mes études et surtout du temps pour me reposer car du repos, c’est un point qu’il ne faut surtout pas négliger! D’ailleurs, ce dernier point est directement en lien avec le sujet qui nous préoccupe ici:

Le burn-out… et plus particulièrement, celui que peuvent subir les étudiants puisque c’est celui que j’ai traversé. Je vais donc vous raconter mon expérience personnelle, expérience qui j’espère vous inspirera à votre tour pour prendre le temps de prendre soin de vous et surtout, apprendre à relativiser cet aspect de la vie qui devient bien souvent, à tord, le point primordial de toute notre existence: le travail et/ou les études…

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Pour bien comprendre comment j’en suis arrivée à une telle extrémité et comment j’ai réussi à remonter la pente, il faut bien entendu tout vous raconter et certes, ce sera long mais je ressens aussi le besoin de commencer par le commencement, c’est-à-dire : Ma première primaire!

Sans rire! Un tel bouleversement peut nécessiter de remonter aussi loin pour expliquer ce phénomène, selon moi.

Je vous ai déjà raconté dans un autre article que lors de ma première année primaire, j’ai subi le harcèlement scolaire. Et bien, cet harcèlement n’a pas été sans conséquence évidemment… Malgré le fait d’avoir changé d’école l’année suivante, j’avais créé entre-temps un mécanisme de protection en m’enfermant dans une sorte de « bulle » pour m’extraire psychologiquement de la vie quotidienne. En gros, j’étais tout le temps dans la lune!

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Au final, je donnais l’impression sans exagérer d’être « une véritable idiote« ! Tout simplement parce que je n’écoutais plus jamais ce qui se racontait en classe, ou les autres élèves dans la cour de récré. J’avais littéralement un train de retard sur mes camarades de classe, ce qui a abouti inévitablement par un redoublement en seconde année.

Bien entendu, ma mère s’inquiétait pour moi et voyant que je n’étais plus la même qu’au début de mon entrée en 1ère primaire (j’avais, à l’époque, des notes excellentes et j’arrivais à faire les devoirs de mon frère en 2ème primaire), m’a fait passer des tests au sein d’un centre spécialisé dans l’éducation de l’enfance pour vérifier si je n’avais aucun problème psychologique et/ou d’apprentissage.

Les tests ont en réalité révélé que j’étais une enfant surdouée et je crains malheureusement que je n’ai jamais pu bénéficier de ce statut à cause du harcèlement scolaire que j’ai subi en 1ère. En effet, il n’y avait pas que les élèves qui étaient en cause, les professeurs étaient de mèche. D’ailleurs, même mon frère a doublé cette année là car « selon eux », un enfant né au milieu de l’année devait obligatoirement doubler. Nous étions les seuls enfants de couleur dans cette école. Alors, évidemment, ils ont tout fait pour que ça arrive et c’est arrivé!

Les conséquences ont été véritablement dramatiques pour mon frère. Je suis en réalité la seule qui s’en est plus ou moins sortie de cette histoire. Cela dit, cela n’a pas été de tout repos car tout au long de mon parcours scolaire, j’ai connu des hauts et des bas à un point tel que mon instituteur en primaire répétait qu’avec moi, c’était les montagnes russes: tantôt je faisais des points excellents, tantôt des échecs cuisants.

C’est d’ailleurs grâce à ce professeur que je m’en suis sortie pour ma seconde 2ème primaire. Je me souviens avoir eu un bulletin incroyable cette année-là. Ensuite, j’ai changé de professeur et mon niveau a baissé. J’avais des points acceptables, juste assez pour passer. Il faut aussi avouer qu’entre temps, j’ai vécu des drames personnelles également. Enfin, ma dernière année primaire a été un moment décisif pour mon avenir car j’ai eu un déclic après un ultime échec. Si je continuais à négliger mes résultats, je savais que j’allais redoubler alors ni une ni deux, je me suis retroussée les manches et mes points ont littéralement décollés à nouveau! C’est ainsi qu’à la fin de l’année, ma mère m’a parlé d’entrer dans une école secondaire générale….

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Il faut savoir que ma famille vient d’un milieu ouvrier où mon grand-père avait dans l’idée que les personnes de nos milieux ne pouvaient espérer réaliser des études supérieures. Il avait de vieilles idées et selon lui, ma mère devait faire une école technique/professionnelle car une école générale, c’était destiné aux personnes d’une classe sociale supérieure. Ma mère rêvait pourtant de faire des études de droit mais n’a jamais pu réaliser son rêve…

Je ne sais pas si inconsciemment elle ne m’a pas transmis ce désir de faire de hautes études car depuis toute petite, j’ai toujours rêvé d’entrer à l’université. Dans le bus qui nous menait à l’hôpital, l’on passait systématiquement devant les bâtiments de l’université de Liège et je me souviens avoir espéré à chaque fois d’y accéder un jour…

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Alors, quand ma mère a vu que j’avais effectivement les capacités pour y aller, elle m’a proposé l’école secondaire générale. Sans me mettre la pression, elle m’a dit: « essaye toujours une année, si tu n’y arrives pas, ce n’est pas grave, tu changeras d’école mais ça vaut la peine que tu tentes ta chance… » Et c’est exactement ce que j’ai fait!

Je ne sais pas si j’étais dans les meilleurs. A mon sens non, d’autres l’étaient plus bien plus que moi. Cela dit, durant les premières années, j’avais de très bons résultats, ce qui m’a d’ailleurs valu de la part de certains le surnom désagréable d' »intellos ». Même si je ne me sentais guère spécialement intelligente. Enfin bref! Aussi, mon grand-père a complètement changé son point de vue sur la question et a commencé à m’encourager à poursuivre mes études: « tant qu’il y a de l’argent, qu’elle continue! » disait-il à ma maman (en parlant de ses petites économies évidemment).

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Seulement, mes résultats se sont largement dégradés durant mes 2 dernières années de secondaire. En cause, des problèmes personnelles qui ont fait que je n’arrivais plus du tout à me concentrer comme avant. Alors bien évidemment, ma rhéto, dû notamment à un changement d’école précipité, je l’ai ratée…

Finalement, quand j’ai eu mon diplôme de secondaire, j’avais 20 ans mais bon, peut-être que d’autres étaient dans la même situation que moi à l’époque. En tout cas, lorsque je suis entrée à l’université, j’ai été littéralement aux anges! Cette sensation de pouvoir enfin réaliser un de mes plus grands rêves me comblait de joie! J’y étais enfin parvenue! <3

Seulement y entrer était une chose, y rester en était une autre…Et c’est là que les désillusions ont commencé! On n’a beau vous expliquer depuis le début que l’université, ce n’est pas la même chose qu’en secondaire, il vous faut parfois une année entière pour le comprendre et un an, cela signifie un redoublement! Bam! Pour la 3ème année de ma vie, je double une année.

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Une fois le choc passé, je ne m’inquiétais guère trop car je n’étais pas la seule dans cette situation. La pilule reste difficile à avaler mais je tiens bon, je me retrousse les manches et je réussis ma seconde 1ère bac sans repêche cette fois! Enfin, je passe en 2ème et j’ai la sensation d’avoir compris comment faire pour m’organiser l’année suivante. En effet, tout est une question d’organisation en ce qui concerne l’université. 🙂

Malheureusement, au début de ma 2ème bac, ma maman a un accident (rien de grave, heureusement) mais je me retrouve à devoir la remplacer dans la majorité de ses tâches. Enorme imprévu qui me déstabilise totalement et qui m’empêche littéralement d’aller à la majorité de mes cours le 1er quadrimestre. Résultats: je me retrouve avec de nombreux échecs en janvier, sans compter ceux de juin car j’ai eu du mal à remonter la pente psychologiquement au second quadri. Ma session d’août était si énorme que je n’ai pas pu faire autrement que d’accepter l’évidence: j’allais encore redoubler pour la 4ème fois!

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A ce moment-là, il faut bien avouer que j’étais tentée à être découragée mais à l’entrée de ma seconde 2ème bac, j’ai malgré tout trouvé la force en moi de ne pas abandonner mon rêve. J’ai travaillé tellement dur pour réussir et même plus, j’ai voulu prendre de l’avance sur ma 3ème bac car j’étais évidemment déjà bien en retard, alors j’ai pris 2 cours en plus puisque j’avais obtenu des dispenses l’an précédent et j’ai réussi ma seconde 2ème sans aucune repêche avec, en prime, 2 cours de 3ème en poche. 🙂 J’ai même profité de cet été là pour prendre de l’avance sur un 3ème cours en passant mes vacances à lire des livres obligatoires.

A l’entrée de ma 3ème bac, j’ai cru que cette fois, tout se déroulerait au mieux, que plus rien ne m’empêcherait de réussir l’année d’un coup car cette fois, j’avais pris de l’avance sur 3 cours, donc, je n’avais plus de raisons de m’inquiéter….

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Evidemment, le destin en a voulu autrement! Un nouveau régime académique avait bouleversé la donne pour l’enseignement supérieur. Tous les cours s’en sont retrouvés chamboulés y compris les miens, moi qui était supposée rester dans l’ancien régime…

Les horaires de la majorité des étudiants étaient indescriptibles. En ce qui me concernait, je me retrouvais avec trop de cours au premier quadri, dont deux qui, selon moi, étaient les plus difficiles: statistiques descriptives (cours de 6 heures) et néerlandais (pour une nouille en langue), se chevauchaient littéralement!

Etant la seule dans cette situation, j’étais obligée de mordre sur ma chique et de perdre une heure de cours pour l’un comme pour l’autre. Heures que je considérais comme cruciales pour arriver à suivre correctement et réussir…

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C’est à ce moment là que j’ai totalement déchanté! J’ai réalisé que j’allais redoubler une ultime fois! Et je savais que si je doublais encore, je ne serais plus finançable selon l’Etat belge. Etant donné l’énorme pression qui reposait sur mes épaules, j’ai eu la sensation qu’un obstacle insurmontable se mettait en travers de mon chemin et que jamais, il ne me serait possible d’arriver au bout de mes études et donc de mon rêve!

Selon moi, mes études étaient ma seule porte de sortie pour une vie meilleure. Ma mère était très pauvre et je savais que d’avoir accès à de telles études étaient une chance inouïe pour moi. Malheureusement, tout semblait indiquer que je n’étais pas à ma place à l’université et que d’une façon ou d’une autre, je devais dégager! Alors pour la première fois de ma vie, j’ai fais une tentative de suicide car j’ai eu l’impression que jamais je ne m’en sortirais, qu’il y avait trop d’obstacles devant moi…

Ma mère a réussi à me secourir à temps et j’ai décidé d’arrêter l’université. Entre-temps, j’ai écrit un livre mais je me suis reposée surtout. J’ai fini par réaliser qu’il n’y avait pas que l’université dans la vie, que d’autres formations existaient alors je me suis renseignée dessus et j’ai choisi d’en faire une en relations publiques à l’IFAPME.

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J’ai fini par me convaincre que c’était la meilleure alternative pour moi et que je devais accepter mon destin. Mon rêve, c’était de m’en sortir coûte que coûte, peu importe le chemin que j’emprunterai dorénavant.

A la rentrée de septembre, je me suis inscrite à cette formation. Je suis allée à quelques cours en ayant à nouveau confiance en mon avenir. J’ai rencontré d’autres personnes qui avaient eu des parcours plus ou moins similaires au mien et je me suis sentie plus sereine…

Tout aurait pu continuer ainsi si je n’étais pas tombée sur un article….

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Un article que j’avais mal compris en réalité mais qui a totalement chamboulé mes nouveaux projets. En effet, j’avais cru comprendre qu’un nouveau règlement académique permettait à des personnes dans ma situation d’être finançable.

Je ne sais pas comment je suis arrivée à imaginer qu’une telle solution était faisable, sûrement que j’avais tout simplement vu ce que j’avais envie de voir, comme on dit. En tous cas, ce quiproquos m’a directement motivée à reprendre le chemin de l’université! Je suis ainsi allée voir une assistante sociale et c’est elle qui m’a expliqué que malheureusement, il était peu probable que ma situation me permette de revenir à l’université. J’étais littéralement effondrée en réalisant mon erreur. Cependant, cette dame m’a soutenue et m’a guidée pour que mon dossier soit accepté.

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Alors, j’ai suivi toutes les démarches qu’elle m’a conseillé de suivre, cependant, je continuais à aller aux cours du soir de l’IFAPME, au cas où je serais refusée et lorsque j’ai reçu le mail de l’université qui me spécifiait que mon dossier avait été accepté… La joie que j’ai ressentie à cet instant était indescriptible! Je me trouvais justement dans une salle de l’IFAPME où j’attendais que le professeur arrive pour donner son cours. N’étant pas encore arrivé et voyant cette porte que je croyais à tout jamais fermée se réouvrir, je n’ai pas hésité une seule seconde, je suis partie de la classe sans demander mon reste et je suis retournée sur les bancs de l’université!

A l’université, on a pris mon cas en considération et on a réaménagé mon horaire pour qu’il ne soit plus aussi étouffant, j’ai fini par réussir ma 3 ème bac. Cela a pris le temps qu’il a fallu mais j’y suis arrivée.

Au moment où j’écris ces lignes, je suis à l’ULB pour mon master. Je me prépare à entrer en dernière année en communication corporate et marketing. J’ai eu 5 repêches en août en 1ère master et actuellement, je sais que j’en ai réussi 2 alors, je reste confiante pour réussir l’année en une seule fois désormais car je n’ai jamais eu aussi peu d’échecs au premier essai! **

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Malgré les obstacles qui se sont mis sur mon chemin, malgré le nombre de fois où j’ai cru que tout allait s’écrouler, une étoile m’a toujours protégée et je crois que c’est mon grand-père qui n’est plus là depuis des années désormais mais sa phrase me tourne toujours en tête: « tant qu’il y a de l’argent, qu’elle continue! ». Cette aide accordée par l’Etat belge malgré mon dossier compliqué, j’ai curieusement la sensation que c’est grâce à lui, quelque part. **

Je le dois aussi au courage de ma mère qui m’a toujours soutenue et cru en moi, même lorsque moi-même, je n’y croyais plus.

Quand on traverse un « burn-out », avoir des personnes qui vous aident et vous soutiennent, c’est essentiel également. En outre, arriver à relativiser, à prendre du recul sur le monde du travail, l’est d’autant plus. Ce n’est pas une fin en soi dans la vie, le plus important, c’est d’être bien entouré et de trouver le courage de se dire que même si l’obstacle semble insurmontable, il y a forcément une solution ou alors, on accepte la situation et on trouve une alternative.

Voilà, désolée pour ce pavé mais j’avais besoin de raconter ma trajectoire académique qui constitue un point central dans ma vie.

J’espère que cette histoire vous aura apporté quelque chose pour les plus « courageux » qui auront lu jusqu’au bout! ;p

N’hésitez pas à partager votre expérience aussi! ^^

(PS: j’espère aussi que les images de GG vous auront plus également)

A bientôt, les loulous! :3

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